Les institutions françaises de la biologie de synthèse

En France, le CNRS, avec 21 publications, est l'institution qui publie le plus dans le domaine de la biologie de synthèse. Les activités du CNRS étant assez diffuses sur le territoire français, notre analyse géographique donnera au lecteur de plus amples détails sur la localisation des recherches effectuées.

Rassemblant l'ensemble des publications en biologie de synthèse, la méthode d'analyse scientométrique suivie permet de porter un regard historique sur le domaine mais rend difficilement compte de la réalité institutionnelle au moment présent.

Quelques éléments de contextualisation de cette évolution du paysage institutionnel:

L'ISSB (Institute of Systems and Synthetic Biology créé en 2010 et localisé au Génopole-Evry) regroupe cinq équipes de recherche dont les travaux en biologie de synthèse publiés avant 2010 ne sont pas répertoriés comme étant sous l'égide de l'Institut. A l'inverse, d'autres instituts n'hébergent plus aujourd'hui d'activité de recherche en biologie de synthèse mais ils restent visibles sur ce graphe de par leurs anciennes implications dans le domaine. C'est le cas de l'école polytechnique qui, depuis le départ du Pr Alfonso Jaramillo pour l'ISSB, n'accueille plus de travaux en BS.

De manière générale, les principales institutions impliquées dans la biologie de synthèse sont franciliennes avec l'ISSB (travaux menés par les équipes d' Alfonso Jaramillo, François Képès, Jean-Loup Faulon, Nicolas Pollet et Piet Herdewijn-Philippe Marlière), l'Institut Pasteur (travaux de Antoine Danchin en génétique microbienne), L'Ecole Normale Supérieure (travaux en histoire et philosophie des sciences de Michel Morange), l'université Paris 6, L'université Paris 11. Hors de la capitale, on notera la présence de l'université de Bordeaux avec les travaux de l'équipe d'Alain Blanchard qui travaille sur la génomique fonctionnelle des mycoplasmes.

Enfin, d'autres instituts n'apparaissant pas sur notre graphe (mais présentes dans le tableau complémentaire) affichent des recherches en biologie de synthèse. A cet égard on peut citer l'INRA, notamment avec les travaux de Philippe Noirot actuel responsable du programme BaSynthec, l'INSA (partenaire du programme Toulouse White Biotechnology) et l'INRIA.

Pour en savoir plus

Etant donné le faible nombre de publications nous avons choisi d'associer à certaines institutions le nom de quelques chercheurs dont la production scientifique explique en grande partie la visibilité de l'institut.