Pour en savoir plus sur la production scientifique par pays

L'étude de la production scientifique à l'échelle mondiale confirme l'hégémonie des Etats-Unis en biologie de synthèse puisque près de la moitié de la production scientifique est Etat-Unienne (ou pour être précis, la moitié des adresses renseignées dans les publications se trouvent aux Etats-Unis). De plus, le taux de croissance important (voir tableau complémentaire) des publications américaines (+ 49% sur les deux dernières années contre un taux de croissance mondial s'établissant à +36%) suggère que cette position dominante s'inscrit dans la durée. Les autres pays impliqués dans le domaine sont essentiellement des pays européens (Royaume-Uni, Allemagne, France, Suisse, Italie et Espagne) dont les taux de croissance varient entre 65% environ pour la France, l'Allemagne et la Suisse contre 13% pour l'Espagne, 36% pour le Royaume-Uni et 38% pour l'Italie. Enfin, la biologie de synthèse se développe également en Asie. Le Japon figure parmi les pays pionnier dans le domaine ce qui explique notamment son faible taux de croissance (3%) qui peut être vu comme une relative stabilisation du domaine. La Chine quant à elle est le pays du top 10 au plus fort taux de croissance (125%). Elle est par ailleurs associée à certains grands projets internationaux comme le Synthetic Yeast 2.0 aux côtés des Etats-Unis et du Royaume-Uni.

Pour en savoir plus

Naturellement, ces chiffre bruts doivent être interprétés prudemment tant ils dépendent des investissements relatifs réalisés par chacun des pays en matière de recherche scientifique. Ils ne permettent donc pas de saisir quels pays sont spécialisés en biologie de synthèse mais décrivent simplement la répartition géographique du volume des publications dans le champ.