Structuration du réseau de collaboration en Biologie de Synthèse

La croissance exponentielle des publications scientifiques en biologie de synthèse sur la période étudiée, et plus particulièrement la croissance du réseau de collaboration entre les auteurs (matérialisée sur le graphique par la hausse du nombre d'auteurs en rouge) sont des éléments extrêmement significatifs de la dynamique de structuration et d'évolution du domaine.

L'analyse de ce graphique indique notamment une croissance rapide du nombre de publications (courbe bleue), avec une accélération à partir de 2005. Bien qu'encore incomplètes, les données de l'année 2013 montrent que la tendance se confirme.

Plusieurs éléments indiquent que les frontières de ce champ émergeant sont extrêmement poreuses et mouvantes. En effet on observe que la proportion de nouveaux publiants dans le champ est de l'ordre de 75 à 80%,ce qui est tout à fait remarquable même pour un champ en émergence. Parallèlement à cet afflux très important de nouveaux arrivants, à partir de 2008, une communauté coeur se constitue progressivement sous la forme d'une composante connexe principale (voir définition ci-dessous) de plus en plus grande jusqu'à réunir près d'un tiers de l'ensemble des auteurs en 2012. De fait, malgré le taux important de nouveaux arrivants, cette communauté de coeur continue de croître, et contribue à définir l'identité de la Biologie de Synthèse.

Un graphe, ici un réseau de collaboration, peut être décomposé en l'ensemble de ses composantes connexes. Si deux noeuds appartiennent à la même composante connexe, cela signifie qu'il existe un chemin entre ces deux noeuds dans le réseaux (c'est à dire en l'espèce une chaîne d'articles reliant nos deux auteurs à des collaborateurs communs (mais potentiellement indirects). La composante principale correspond au plus grand de ces sous-ensembles